Cuba, Une île haute en couleurs

Le Malecon au coucher du soleil

Les premiers mots qui me viennent à l’esprit après deux semaine à Cuba seraient musique, sourires, joie de vivre, salsa, débrouille, petites arnaques aussi, pauvreté, entraide, et bienveillance.

J’ai eu la chance de pouvoir retrouver mon chéri à Cuba et de découvrir cette ville avec lui. Heureusement, car je pense que sans lui je ne serai pas sortie de ma chambre pendant 2 jours. Je me rendais déjà compte dans les précédents pays que j’ai visité seule, qu’il me fallait un certain temps d’adaptation avant de me sentir bien dans un endroit, mais c’est encore plus vrai avec Cuba.

Aux premiers abords, tout ici peut faire peur, tout est si différent de nos standards occidentaux. 

La majorité des bâtiments sont délabrés, voire en ruine, et les gens s’entassent dans des appartements aux conditions d’hygiène déplorables… Se balader dans les rues peut relever du défi le premier jour. Tout m’effrayait, cette pauvreté, les odeurs des rues, les gens qui m’abordaient dans la rue. Il n’y a que très peu de magasins, avec une offre bien restreinte, quasi pas d’internet…. Pour faire une cure d’internet, c’est vraiment le bon pays a visiter… 

Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec Alger, en ce qui concerne l’état de détérioration de la ville. Ce sont 2 villes qui ont obtenu leur indépendance fin des années 50, début des années 60, et qui se sont retrouvées avec bien peu de moyen pour être entretenues, et sont aujourd’hui encore en grande partie très détériorées.

Au fur et à mesure cependant, et à la différence d’Alger, j’ai commencé à trouver un charme à cette ville de La Havane. Les gens qui m’abordaient dans la rue ont commencé à se révéler sympathiques, j’ai commencé a trouver de l’authenticité dans ces bâtiments  défraîchis, et à  réaliser que malgré les conditions de vie, il y avait une vraie âme dans cette ville, et une énergie de vie que je n’ai jamais ressentie ailleurs.

Évidemment, en tant que touriste, on est vite catalogué. Le fait qu’ils aient deux monnaie, une locale, et une autre monnaie pour les touristes, n’aide pas. On s’est bien fait arnaquer deux ou trois fois, et ce n’est jamais plaisant… Mais on passe vite à autre chose quand on sait que ca les aide a arrondir leurs fins de mois, qui sont certainement beaucoup plus difficiles que les nôtres…

A La Havane, la musique est omniprésente dans les rues. Il y a des musiciens dans la plupart des bars, qui jouent de la salsa cubaine, ou des classiques du Buena Vista Social club. Les concours de danse s’organisent dans la rue. Il y en a pour tous les styles musicaux, et tous les âges . Ici, les enfants tombent dans la marmite de la danse quand ils sont petits, et sont les premiers à danser dans la rue…

La vieille ville de La Havane commence peu à peu à être rénovée, ce qui confère un charme fou à l’hypercentre. On a adoré arpenter ces ruelles colorées, où la musique jouait à chaque coin de rue. On a évidemment goûté aux cocktails locaux, en commençant par faire un petit tour à la Bodeguita del Medio, bar mythique qui est aussi le lieu de naissance du Mojito…

Vieilles Américaines 

On ne pourrait pas parler de La Havane, ni de Cuba, sans parler des mythiques vieilles voitures Américaines que l’on retrouve un peu partout dans l’île . Certaines sont de vrais petits bijoux. Évidemment, la ballade est un vrai attrape touristes, mais on n’a pa pu resister, et on s’est fait plaisir sur cette heure de ballade dans le temps à travers la ville

Il y a encore plus de 60000 vieilles voitures Américaines des années 50 à Cuba, laissées sur place par les Américains qui ont fuit le pays en 59, à  l’arrivée de Fidel Castro au pouvoir. Il semblerait qu’il y a plus de vieilles Américaines à Cuba qu’aux États-Unis….

Le Che et Castro

Évidemment, les personnages du Che et de Fidel sont très présents à Cuba, culte de la personnalité oblige… Fidel a fait du Che une icône du communisme révolutionnaire. Il y a des affiches du Che ou de Fidel partout dans Cuba, même dans les petits villages. Ici pas de publicité pour des produits de consommation, juste des grandes pancartes révolutionnaires…

Le manque de tout des Cubains fait effectivement réfléchir sur nos modes de consommation et m’aide à revenir à l’essentiel. Dans tous les cas, ce voyage commence à faire germer des envies de revenir à un mode de vie un peu different. Si je n’étais pas très attachée au matériel , je crois que je le serai encore moins en rentrant. J’ai envie de limiter grandement ma consommation de plastique, en consommant beaucoup plus de produits en vrac, que ce soit pour l’alimentation, les boissons et les produits de beauté. J’avais déjà commencé à fabriquer de la lessive et du dentifrice, mais j’ai envie de l’étendre à d’avantage de produits, pour limiter au maximum la consommation de produits chimiques et de plastique dans mon quotidien. Je voudrai continuer à jardiner un peu, et d’une manière générale, consommer encore plus local. Tout cela se rapproche beaucoup plus des valeurs qui avaient commencé à s’ancrer il y a quelques années, mais que je veux continuer à developper car elles font sens pour moi.

Le système à Cuba est loin d’être idéal, et montre ses limites quand on voit les conditions de vie des gens ici. Cependant, les cubains arrivent à  être heureux en n’ayant que très peu de choses, et ça donne quand meme à réfléchir.

Trinidad

Tout comme La Havane, il m’a fallu quelques heures pour m’habituer à Trinidad, également très différente de ce que j’avai pu voir jusqu’à présent (Quoi que ça  ressemble un peu au vieux centre de Bogota).

Les ruelles pavées de la vieille ville sont assez defoncées, et, derrière les façades des maisons colorées, se cachent des fois des maison fort peu entretenues, faute de moyens. Mais il faut dire que le vieux centre a quand même du charme, et les maisons colorées, dont on a l’impression qu’elles sont toutes fraîchement repeintes, donne un charme incroyable à cette ville.

Après quelques heures, j’ai pu commencer à apprécier le charme de cette ville colorée, à taille humaine, et très chaleureuse. Ici aussi la musique est de la partie dans tous les bars et restos, ainsi que dans la rue. 

Cienfuegos

La ville de Cienfuegos est agréable et aérée, et a l’air figée dans le temps. Les vieux cabarets, les bancs publics, les restos, tout a gardé le style années 50, avant la revolution. mais on s’y est tout de suite sentis bien.

Varadero

On a terminé notre semaine les pieds dans l’eau à Varadero. On était bien loins des plages du bout de la presqu’île,où sont basés la plupart des hotels en all-inclusive. Logés chez l’habitant, et cependant tres proche de la plage aux eaux cristallines, on a vraiment apprécié nos 2 jours “farniente”..

En tous cas, après cette semaine de dingues passée avec Steph, j’ai ressenti le besoin de me poser à La Havane, et de prendre le temps d’amadouer doucement cette ville aux milles facettes et milles couleurs. Prendre le temps également de me retrouver avec moi-meme, après avoir été à deux pendant une semaine, et de reprendre mes marques seule, dans ce voyage.

J’a décidé pour le moment de rester loger dans des casas particulares, chez l’habitant, beaucoup plus authentiques que les auberges de jeunesses, et ça me permet d’y avoir mon espace à moi, sans avoir à le partager. J’espère pouvoir continuer à voyager comme ça lors de ma prochaine étape au Guatemala.

Viñales

La ville de Viñales est une petite merveille de la nature. Elle est entourée d’énormes blocs de calcaire, appelés Mogote, recouvert de végétation luxuriante. Je m’y suis sentie immédiatement bien (et c’est rare)😜. Les plantations de tabac ne sont pas loin, et les alentours sont aussi magnifiques. 

J’ai pu faire une petite escapade dans l’ile de Cayo Jutia au Nord de Viñales, histoire de refaire le plein de soleil et de sable blanc…. et j’ai été gâtée….

Mais Viñales est surtout la ville où le me suis posée  à ne rien faire. Avoir beaucoup de temps devant soi est un luxe, et ça m’a permis de me recentrer sur ce que je voulais faire de ma vie, sur le but de ce voyage, Ca m’a permis d’y voir plus clair sur mon désir d’enfant, et sur des peurs qui sont plus ou moins rattachées.

Ca me permet aussi de me conforter dans l’idée que je veux m’épanouir dans la cuisine, en la partageant avec d’autres. J’ai même rencontre un chef qui a fait un cochinillo a la brasa à tomber, on a parlé cuisine pendant des heures…

Ca commence à faire germer plein d’idées pour Frogs-Kitchen “made in Orleans”, et ça booste grave…. Ca a vraiment du bon d’avoir du temps pour soi 😉

Et maintenant, en route pour le Guatemala, un pays apparemment plein d’authenticité, qu’il me tarde de découvrir.

1 réflexion sur « Cuba, Une île haute en couleurs »

  1. ¡Olé mi niña! Con dos pares de cojones!🥰

    Aimé par 1 personne

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